Souvenirs d'une fin de monde

C'était un peu après le drame.

Il y avait du feu... des flammes,

De la poussière de ciel plombé,

Un voile épais, de la fumée...

Après le fracas, dans le noir,

Tous courraient partout ,sans me voir.

Moi j''étais perdue, solitaire,

Et je ne savais plus que faire.

Et j'étais nue et j'avais froid,

Quand tu m'as serrée contre toi,

Désigné du bout de ton doigt

L'étoile pour me montrer la voie...


Maintenant, tu vois, j'ai un toit.

Ne t'en vas pas dans ton hiver,

Reste avec moi et aime-moi,

Comme tu m'as aimée en enfer

Je ne t'oublie jamais...

J'ai relu cette nuit tes lettres qui m'envolent,

Ces mots qui nous relient, jamais vaines paroles.

Je suis la,

Mon amour...

Jusqu'à tôt ce matin, j'ai suivi de mon doigt

Les lignes que ta main avait tracées pour moi.

Je pense a toi,

... Toujours.

Et les heures s'écoulaient... Sans jamais détacher

Les yeux qui me brûlaient, des pleins, des déliés...

Voila le petit jour : il vient de se lever.

Et mon coeur défroissé, en silence frissonne...

Se plait a conjuguer, à la première personne,

Toujours si singulier, pour toi, le verbe Aimer.

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