Trop tôt...
.Il est tombé, ton dernier voile...
Tu t'offres nue, fleur sans pétale.
Plaines dorées, monts de velours
Ta vérité rendue au jour...
Tu me promets la pluie, le vent
Et le soleil... Tout en mêm' temps !
Tout de toi appelle à l'amour,
Mais je ne vois que mon coeur lourd,
Et cette peine, sans recours,
Me taraudant depuis des jours...
Mais je ne vois que ce tourment
Qu'elle a laissé en s'enfuyant...
Douce vestale, tu tends les bras
Et les enroules autour de moi...
Te caresser, je ne peux pas :
Je l'aime encore, Rien plus que ça.
A un souffle de toi, dans le noir
Je suis très près, mais dans le noir,
Si je t’entends, ne peux te voir…
Tendue, à un souffle de toi...
Mains prisonnières dans le dos,
Rien sur la peau qu’un peu de soie,
Mais ce peu là c’est presque trop !
Tes doigts se glissent sous le fil,
Me voici lascive et docile,
Perdue, noyée dans cet asile :
Ce bleu trop bleu entre tes cils…
Ta langue avide se faufile,
Tout doucement, entre mes dents,
Tu me détaches… Je me détends
Tu me dis Viens ! C’est trop facile !
… Puis le miel au bout de mes doigts,
Parfum sucré, goût de sirop…
Entre mes lèvres… au fond de moi…
Je te l’ai dit : c’est presque trop !
